Définitions

Types d'escaliers

L’escalier est un ouvrage architectural : une réalisation composée de marches qui permettent d’accéder à un étage supérieur. Le mot escalier provient du latin scala, qui signifie échelle.

Il existe différentes formes d’escaliers, la plus connue étant l’escalier hélicoïdal et l’escalier supporté par un mur porteur. Jusque là, tout va bien mais évidemment ça se complique tout de même un peu, car il existe bien évidemment différentes sortes d’escaliers : escaliers simples, doubles, autoporteurs, quart-tournant, double-quart tournant, escaliers en bois, métal, béton … alors pour vous permettre d’y voir un peu plus clair, abordons ensemble les principaux types d’escaliers présents sur le marché.

Composition d'un escalier : glossaire, lexique, vocabulaire

Comme tout langage, le langage technique propre aux escaliers n’est pas forcément le plus simple à retenir. Voici une sélection de termes que nous utilisons quotidiennement et qui vous seront utiles pour réaliser votre projet d’escalier.

Le terme de balustre – appelé également montant – désigne un ensemble de colonnettes de bois ou de métal soutenant la main-courante d’un escalier.

Un balustre peut également désigner une balustrade, c’est-à-dire une rangée de balustres réunis entre eux par une main courante.

Plus important, on distingue deux types de balustres pour les escaliers :

  • Les balustres horizontaux que l’on nomme Lisses
  • Les balustres verticaux appelés tout simplement balustres

La claustra est une paroi ajourée, qui permet de fermer un espace en laissant la lumière circuler. Gardant le principe de cloison ajourée, la claustra intérieure permet de mieux définir vos espaces intérieurs, en profitant d’un côté plus aérien et moins étouffant qu’une cloison pleine.

La contremarche (contre-marche, contre marche) est la partie verticale fermant l’intervalle entre deux marches et qui fait, par conséquent, le devant de la marche.

L’échiffre – appelé également Limon – est l’assemblage de toutes les parties qui forment le pied d’un escalier.

L’échiffre se compose ordinairement d’un patin, d’un panneau, d’un noyau et d’un limon.

L’emmarchement désigne la largeur des marches, prise entre les deux limons d’un escalier.

L’encombrement désigne les dimensions « hors tout » au sol d’un escalier.

Le garde-corps – appelé également rambarde – est un ensemble d’éléments formant une barrière de protection placée sur les côtés d’un escalier ouvert, pourtour d’un palier, d’une mezzanine.

Ensemble constitué de balustres et d’une main courante pour assurer une protection devant un vide.

Le giron désigne la largeur qu’a chaque marche d’un escalier, prise au milieu de sa longueur : il s’agit donc en résumé de la largeur de la marche d’un escalier sur laquelle on pose le pied.

La hauteur de l’escalier ou hauteur à monter  désigne la distance entre les niveaux de départ et d’arrivée de l’escalier mesurée de sol fini à sol fini (d’un rez-de-chaussée au 1er étage par exemple).

La hauteur de marche est facile à comprendre : il désigne la distance mesurée entre les faces supérieures de deux marches consécutives d’un escalier.

La ligne de foulée est un ligne imaginaire : cette ligne correspond à la trajectoire moyenne d’une personne montant et descendant un escalier.

Le limon – ou échiffre – c’est la poutre qui sert d’appuis aux marches d’escalier du côté opposé au mur d’échiffre. C’est donc la pièce rampante dans laquelle les marches d’un escalier viennent s’assembler. Le limon est parallèle au mur d’échiffre et tourne suivant l’angle de l’escalier. Lorsque le limon est en bois, les marches et contremarches sont encastrées dans sa pleine masse.

On distingue plusieurs limons :

  • Le limon droit ou plein
  • Le limon balancé, c’est-à-dire qui comporte une (ou plusieurs) courbure
  • Le limon central, qui permet de donner à un escalier un esthétisme différent, souvent plus aéré
  • Le faux limon ou limon en crémaillère, soit une planche rampante posée contre le mur, laquelle ne reçoit pas le bout des marches comme le vrai limon, mais qui est découpée pour les porter en dessous, et contre laquelle les contre-marches viennent butter.

La main courante (ou main-courante), appelée également Lisse, est un ouvrage en bois, en métal ou en corde qui longe chaque volée d’escalier soit sur la rampe, soit le long du mur d’échiffre, afin de servir d’appui ou de prise à la main de ceux qui les gravissent. Lorsque le passage d’un escalier ouvert mesure 1,20 m ou plus, il est obligatoire en France de fournir une main courante de chaque côté.

La marche est la surface horizontale sur laquelle on pose le pied : Pièce de bois pour monter et descendre un escalier, la marche se définit par son emmarchement, son giron et sa hauteur.

Formellement une marche peut être :

  • droite ou carrée (si elle est rectangulaire)
  • balancée ou dansante si les deux extrémités ont des largeurs différentes
  • biaises si sans être balancée elle n’est pas perpendiculaire au limon

La marche du bas est la marche de départ, celle du haut est la marche d’arrivée ou marche palière. Les marches sont dites :

  • droites dans la volée droite,
  • balancées dans les quartiers tournants,
  • rayonnantes dans les escaliers à vis.

Devant se nomme sa hauteur, et le dessus son giron. Pour exprimer sa longueur, on dit que l’escalier à telle longueur d’emmarchement.

Le palier – ou repos – est la plateforme horizontale qui reçoit les volées d’escalier montant et descendant et donne accès à l’étage par les portes palières.

C’est une partie pleine et unie, sans marche, qu’on trouve habituellement au niveau de chaque étage, et à l’extrémité de chaque rampe, pour se reposer ou pour donner une entrée aux logements de ces étages.

C’est donc une plateforme horizontale à l’extrémité ou entre deux volées d’un escalier.

Le piton : une simple pièce de bois ou de métal faisant la liaison entre les poteaux et la rampe.

On trouve différents poteaux d’escalier :

  • Le poteau de départ qui débute la rampe
  • Le ou les poteaux intermédiaires qui soutiennent la rampe
  • Le poteau d’angle qui porte bien son nom
  • Le poteau d’arrivée en bout de course de la rampe
  • Le demi-poteau, généralement adossé à un mur et dans lequel vient s’encastrer la main courante.

Dans tous les cas, les poteaux sont vos amis !

La rampe – également appelée garde-corps – est un élément de sécurité que comporte un escalier, du côté du vide ou en son centre, et qui porte une main-courante facilitant le déplacement.

La rampe est posée sur le limon ou fixée sur sa face externe par un col de cygne, ou encore directement sur les marches, notamment lorsque la rampe est au centre de l’escalier.

Le remplissage – appelé également soubassement – est la partie inférieure du garde corps.

Il est ordinairement composé de verre ou de matériau composite.

La trémie est l’élément déterminant le positionnement, ainsi que le choix du type d’escalier : Il s’agit de l’espace réservé dans un plancher – bois ou béton – pour laisser passer un escalier.

Un escalier se conçoit systématiquement du haut vers le bas. La forme de la trémie dépend, entre autres, de l’échappement minimal nécessaire à une utilisation agréable de l’ouvrage.

Plusieurs éléments sont à prendre en compte dans le choix de la trémie de l’escalier, tels que l’arrivée à l’étage qui doit être cohérente avec la répartition des pièces, ainsi que l’espace de circulation disponible. Il est nécessaire de prendre en considération qu’une trémie de forme rectangulaire est plus adaptée à un escalier droit ou tournant et une trémie de forme ronde ou carrée à un escalier de type hélicoïdal. De manière générale, un escalier droit est d’autant plus complexe à mettre en place, car il requiert un reculement important. En revanche, les autres types d’escaliers s’adaptent plus facilement à l’espace disponible.

La volée est la partie droite ou courbe d’un escalier, comprise entre deux paliers ou deux repos d’un escalier qui se succèdent.